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Voitures thermiques : ont-elles encore un avenir ?

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Alors que l’Europe accélère sa transition vers une mobilité plus propre, une question brûle les lèvres des automobilistes et des passionnés : les voitures thermiques ont-elles encore un avenir ? Entre les annonces des constructeurs, les revirements politiques et les évolutions technologiques, le paysage automobile n’a jamais été aussi mouvant.

En cette année 2026, le débat s’est considérablement complexifié. D’un côté, l’Union européenne a assoupli ses objectifs ; de l’autre, des géants comme Renault annoncent la fin progressive du thermique. Plongée dans un sujet où la raison doit parfois composer avec la passion.

Le grand revirement européen : 2035 n’est plus une date butoir

Pendant longtemps, le dogme était clair : en 2035, plus aucune voiture thermique neuve ne pourrait être vendue en Europe. Mais ce calendrier a volé en éclats en décembre 2025.

De 100 % à 90 % : la porte s’entrouvre

La Commission européenne a officiellement renoncé à l’interdiction totale des moteurs thermiques en 2035 . L’objectif est désormais fixé à 90 % de véhicules zéro émission à cette échéance, laissant une marge de 10 % pour des motorisations alternatives . Concrètement, cela signifie que les voitures hybrides, les hybrides rechargeables, et même certains modèles thermiques pourront continuer à être commercialisés après 2035, à condition de compenser leurs émissions via des carburants durables (e-fuels, biocarburants) ou l’utilisation d’acier bas carbone .

Cette inflexion, présentée comme un « ajustement réaliste » par Bruxelles, répond aux pressions des constructeurs européens confrontés à des ventes d’électriques plus lentes que prévu et à une concurrence chinoise féroce . Pour les défenseurs du thermique, c’est une bouffée d’oxygène qui prolonge l’espérance de vie du bon vieux moteur à explosion.

La stratégie des constructeurs : une approche à deux vitesses

Face à ce cadre réglementaire assoupli, les constructeurs adoptent des stratégies radicalement différentes, preuve que l’avenir du thermique est loin d’être uniforme.

Renault dit stop au thermique pur

Le groupe Renault a frappé un grand coup le 10 mars 2026 en annonçant son objectif d’arrêter la vente de voitures purement thermiques (essence ou diesel) en Europe d’ici 2030 pour sa marque principale . D’ici là, le constructeur français vise « 100 % de ventes électrifiées » sur le Vieux Continent, un mélange d’électriques et d’hybrides .

Ce plan stratégique, baptisé « futuREady », prévoit le lancement de 36 nouveaux modèles d’ici 2030, dont 16 électriques . Mais attention : Renault ne tourne pas complètement le dos au thermique, puisqu’il continuera à vendre des modèles hybrides après 2030 et maintiendra une activité thermique hors d’Europe, notamment en Inde, en Corée et en Amérique latine .  Pour plus d’infos, cliquez ici.

Stellantis fait le pari inverse

À l’opposé, son rival Stellantis a choisi de relancer des modèles à essence et diesel, capitalisant sur l’assouplissement des règles européennes . Cette divergence illustre parfaitement l’incertitude qui règne : faut-il accélérer vers le tout-électrique ou miser sur la prolongation du thermique via les hybrides et les carburants alternatifs ?

Les hybrides et e-fuels : le thermique maquillé en vert

Si le moteur à combustion pure a probablement vécu, ses descendants pourraient survivre longtemps sous des formes hybridées.

L’hybride, pont entre deux mondes

L’hybride s’impose comme la technologie de transition par excellence. Renault prévoit d’ailleurs de maintenir des modèles hybrides en Europe bien après 2030 . Ces motorisations, qui combinent un petit moteur thermique et un bloc électrique, permettent de réduire significativement la consommation tout en rassurant les automobilistes anxieux à propos de l’autonomie.

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