Foutez-moi la paix avec vos taux de clics
J’en ai marre de recevoir des briefs client dont la mesure du succès de la campagne média Internet se limite au nombre de clics (visites) ou encore au taux de clics. À l’époque, je voyais cela comme un défi. Aujourd’hui, je n’ai plus cette patience.
Encore la semaine dernière, je recevais une demande provenant d’un client me demandant de l’assister dans la conception d’une campagne média Internet. L’objectif de la campagne: recruter du personnel. La mesure du succès: le taux de clics !
On le sait bien, plus le taux de clics est élevé, plus on reçoit des CV. C’est connu ! Je crois même avoir vu une étude eMarketer à ce sujet (sarcasme).
51% DES DÉCIDEURS MARKETING SONT DANS LE CHAMPS
En fait, je ne peux pas en vouloir à ce client. Il est de bonne volonté. À quelque part, il n’a pas tout à fait tord. Plus le taux de clics est élevé, plus le nombre de visites risque d’être élevé, plus les chances de recevoir un CV sont élevées. Du moins, dans la théorie.
Si j’en voulais à ce client, j’en voudrais aussi à plus de 51% des décideurs marketing qui considèrent le taux de clics la métrique la plus importante dans le cadre d’une campagne Internet. Et pour jouer l’avocat du diable (ce que j’aime bien faire) les spécialistes marketing ont conditionné leurs clients pendant plusieurs années à ne regarder que cela. Ces derniers sont maintenant tellement bien conditionnés à la chose qu’ils bavent à l’idée d’avoir un bon taux de clics. Merci Pavlov.
Aujourd’hui, les causes désespérées, les clients qui n’arrivent pas à concevoir que le taux de clics n’est qu’un indice de la mesure du succès (ou de l’intérêt), c’est simple … je leur donne leur 4%. Pour mes lecteurs français qui sont moins familiers avec cette expression, je les vire, tout simplement.
D’ailleurs, pour ceux d’entre vous qui se font conseiller par une agence de publicité et que votre agence ne vous parle que de clics et de taux de clics, je vous suggère fortement de leur donner aussi leur 4%.
LES AUTRES MESURES
Les avancées technologiques en matière de publicité Internet permettent dorénavant tellement de nouvelles possibilités de mesure. Ces mesures permettent de qualifier davantage vos visiteurs et permettent aussi de mesurer l’impact de votre publicité Internet, même auprès de ceux qui n’ont jamais cliqué sur votre bannière. Faites vous à l’idée, 99% des gens ne cliqueront pas sur votre bannière de toute façon.
D’ailleurs, à ce sujet, je présentais un post-mortem de campagne à un client hier. Nous avions plus de 10 pages de données à observer afin d’étudier le retour sur investissement de la campagne. Le taux de clics était un élément (je n’ai jamais dit que cette mesure n’était pas à considérer), mais nous observions aussi la portée, la fréquence, la durée des visites, le taux de rebond, les abonnements, etc.
La mesure la plus intéressante fut à mon avis l’évolution de la notoriété et de la cote d’amour de l’entreprise. Une mesure souvent négligée des décideurs marketing. Dommage, car sous cet angle, nous avons pu observer une augmentation de la cote d’amour de l’entreprise 600%. Cette donnée fut simplement obtenue grâce à un sondage pré et post campagne.
MOT DE LA FIN
Ne faites pas comme la majorité des moutons dans l’industrie. Prenez le temps de découvrir et comprendre les autres mesures disponibles.
Les campagnes Internet ne servent pas seulement à générer des visites sur un site web.
À titre de référence, voici quelques autres mesures fréquemment observées par les décideurs marketing.
Posted in Bannières, Campagnes Web, Mesures

November 14th, 2008 at 1:47 am
Merci.
November 14th, 2008 at 8:45 am
November 14th, 2008 at 10:17 am
Celle que j’aime bien, et qui est très rarement utilisé, c’est l’adresse et/ou le téléphone unique.
November 14th, 2008 at 10:44 am
Amen…
November 15th, 2008 at 8:14 am
Le taux de clic est utilisé parce qu’il est facile à comprendre. Certains le comprennent parce qu’il est utilisé depuis longtemps. On tourne en rond…
Pour ce qui est de la mesure du succès, la recette est simple: il faut mesurer l’objectif: ventes, lead, cote d’amour, etc. Rares sont les clients dont l’objectif est d’avoir du trafic.
November 15th, 2008 at 4:09 pm
En fait Yannick, fort de ton constat du 1% de clit-thru que générera en moyenne une bannière, deux constats s’imposent:
1. Depuis toujours, je suis étonné qu’une bannière puisse même générer 1% de clicks. Hey, sur un million d’impressions, c’est quand même 10 000 doigts qui ont dit oui je le veux! C,est quand même pas mal pour un ti truc de 250X250 pixels alors que je doute qu’un 30 secondes en génére autant. De fait, lorsque l’on clique à la télé, c’est pour changer de poste, c’est bien connu. Et c’est pas mal plus que 1% des gens qui le font.
2. Comme y a seulement 1% du monde qui va cliquer sur une bannière, kossé qu’on fait avec le 99% qui reste? Incroyable de voir tout le monde focusser uniquement sur le 1%, quitte à se mettre à dos ou rater l’occasion d’entreprendre une relation avec 99% du reste de la crowd.
November 18th, 2008 at 3:40 am
C’est pour ça qu’on devrait toujours concevoir des placements noirs. Ça repose les yeux, ça fait pas chier personne et… c’est écoénergétique
November 18th, 2008 at 7:51 am
Je suis d’accord avec toi Normand
On ira prendre un verre pour se jaser de ça
December 4th, 2008 at 8:20 am
[...] Foutez-moi la paix avec vos taux de clics (novembre 2008) [...]
January 5th, 2009 at 6:04 am
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