Comment établir une valeur à un contenu Web
Une question intéressante qui sort de mon cadre quotidien m’a été posée dernièrement. Comment établir une valeur à un contenu Web?
Je m’explique, disons qu’un portail désire reprendre votre contenu spécialisé sur son site sous forme de partenariat ou sous toute autre forme du genre, comment estimeriez-vous la valeur de ce contenu ?
Mon instinct me dirait de d’abord calculer combien cela coûte en moyenne pour produire un article pour ensuite établir sa valeur et majorer à la hausse si c’est une entente d’exclusivité. Mais pour la plupart des personnes que j’ai interrogées, établir précisément la valeur d’un article semble plus facile à dire qu’à faire. Une autre méthode serait de spéculer sur la valeur selon l’offre et la demande.
Quel est votre avis ?
Posted in Sites Internet
January 24th, 2008 at 11:10 am
Tout dépend de la visibilité qu’aura ton contenu et l’impact de cette collaboration.
À mon avis, c’est du cas par cas!
January 24th, 2008 at 12:17 pm
Alors tu me dis qu’il faut calculer ça au coût par mille ?
January 24th, 2008 at 12:31 pm
Pas nécessairement au CPM, mais disons simplement établir certains barêmes (paliers) permettant une entente flexible selon l’impact et l’utilisation anticipée dudit contenu.
M’est avis que Branchez-Vous (par exemple) ne paierait certainement pas le même montant, toutes autres choses étant égales par ailleurs, pour des contenus techno que pour du contenu divertissement… ne serait-ce qu’en raison de la mise en valeur avantageuse de leur volet techno au détriment du reste.
Plus consultés par le public « naturel » du site, ces articles sont plus pertinents, attireront potentiellement des visiteurs plus intéressants pour les annonceurs (visiteurs fidèles versus visiteurs via moteurs) et contribuera davantage au positionnement de la marque.
M’est avis que l’utilisation du contenu doit donc primer dans son évaluation.
Vendre du contenu pour « remplir » un site et lui permettre un meilleur référencement sur des thématiques données ( qui est donc presqu’uniquement rédigé formellement pour satisfaire les moteurs de recherche) ne doit pas avoir la même valeur qu’un contenu destiné aux utilisateurs.
Il y a aussi la notion de coût d’opportunité. Via mon site Fanatique.ca, je tâcherais de me faire payer plus cher pour fournir des articles sportifs exclusifs à un tiers, attendu que le temps passé à sa rédaction est du temps que je ne pourrais passer à en écrire un pour Fanatique.
Bref je rejoins totalement Carl avec son cas par cas
January 24th, 2008 at 12:39 pm
On se comprend mal, mais Émile apporte un point intéressant qui vient compléter ma pensée.
Ce que je voulais dire c’est que si nous prenions par exemple un des textes que tu avais écrit pour Canoë alors que j’y étais encore en service :
http://www.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2007/04/20070420-104611.html
Tu n’avais pas été rémunéré pour cet article, car la visibilité que cet article donnait à “Manury inc. ” excédait la valeur de ton investissement personnel d’écriture.
En plus de ce que mentionne Émile, c’est ce genre de choses qui, selon moi, doit être pris en compte.
Le modèle est nouveau et doit être approfondi.
January 24th, 2008 at 1:41 pm
Carl, on s’entend que dans ton exemple, j’avais plus à gagner que vous là-dedans alors ce n’était pas avantageux pour moi de négocier quoique ce soit.
Mais si nous devions dû faire le calcul, comment aurais-tu chiffré ma contribution v.s. la visibilité en échange que tu m’offres.
En gros, on peut bien dire que c’est du cas par cas, mais je veux du concret, des bases de calcul utilisé dans le marché.
January 24th, 2008 at 3:07 pm
Le prix dans le print est entre 50 et 100$ du feuillet.
Le prix sur le web est entre 15 et 25$ de l’heure selon les sites et la pertinence des contenus pour des journalistes professionnels.
Encore une fois, comme je te dis c’est du cas par cas. Je pense que pour tout contenu conçu par une tierce personne, l’intérêt de la personne qui possède un site ou un service doit être calculée.
C’est le phénomène “scratch my back and i’ll scratch yours”
January 25th, 2008 at 9:05 am
Je crois personnellement que la valeur du contenu doit être établie en fonction de la pertinence, de la notoriété et de l’achalandage du site vs la notoriété du collaborateur.
Je m’explique, Plus le collaborateur à une notoriété établie, plus le site est spécialisé et reconnu dans cette spécialisation et plus l’achalandage est grand, plus grande devrait être la rémunération du collaborateur.
C’est un peu le même principe que pour les colloques ou pour les conférences, la rémunération des conférenciers est calculée en fonction de la notoriété du conférencier et de l’engouement que celui-ci apporte auprès des adeptes pour vendre la conférence et remplir la salle…
Donc Plus le collaborateur est une sommité dans son domaine, plus sont contenu spécialisé devrait être pertinent et intéressant et plus les internautes vont se bousculer virtuellement pour le lire donc plus grand l’achalandage sur le site devrait être quand celui-ci écrit, donc il devrait être mieux rémunéré.
Mais effectivement ça prend une base de rémunération et comment mesurer la notoriété du collaborateur ???
January 25th, 2008 at 1:21 pm
Je crois que comme il ne semble pas y avoir de standards établis, la négociation doit se faire à la pièce et tenir compte des critères que vous évoquer selon le site qui veux les utiliser.
La nature du site qui veux utiliser le contenu aussi compte. Je ne demanderais pas les mêmes sommes à un organisme qu’à une entreprise à but lucratif qui fonctionne bien car leurs retour sur investissement et leurs visées ne sont pas les mêmes.
Je crois toutefois que le meilleur modèle pour la vente de contenu consiste dans le partenariat et l’affiliation comme cela on obtient et partage des revenus sur le contenus utiliser tout en partegeant les risques.
January 31st, 2008 at 6:31 am
Etienne, Carl, Emile et Jean-Marc, merci pour vos conseils et vos idées.
Jean-Marc, j’aime aussi ton idée de partage de revenus. Je ne crois toutefois pas que la majorité des portails voudraient s’embarquer dans une telle formule. Cependant, ça semble assez “win-win”
C’est intéressant de voir à quel point après toutes ces années, les standards ne sont toujours pas établis.