Le numéro 1 de Publicis craint l’éclatement de la bulle Internet

November 14th, 2007 by Yannick Manuri

Que pensez-vous de la déclaration du président de Publicis Groupe ?

Source: Infopresse

Le président-directeur général de Publicis Groupe, Maurice Levy, a déclaré, lors du Forum des médias de Monaco, que le marché publicitaire sur Internet est à son avis surévalué.

C’est ce qu’il a répondu à la suite de son discours donné le week-end dernier, alors qu’on l’interrogeait sur la prise de valeur rapide des entreprises sur le Net.

"Dans les nouveaux médias, on considère la publicité comme une manne. Beaucoup trop de gens construisent leur affaire en comptant uniquement sur les revenus publicitaires. Ils pourraient être très déçus, car il n’y aura pas assez d’argent pour tout le monde", a-t-il déclaré.

Maurice Levy est allé jusqu’à comparer la situation actuelle avec celle qui a prévalu à la fin des années 90, juste avant l’explosion de la bulle techno.

"Plusieurs pensaient que parce qu’ils avaient un site Web, ils allaient faire de l’argent. Aujourd’hui, tous ceux qui construisent une opération sur le Web 2.0 croient qu’ils vont attirer les annonceurs."

Selon lui, même les modèles de réussite comme Facebook ne parviennent pas à obtenir autant de publicité dans leurs pages qu’ils le souhaiteraient, parce que beaucoup d’annonceurs craignent d’être perçus comme des intrus par les utilisateurs.

"Je ne suis pas sûr que nous ayons trouvé le bon moyen de communiquer avec ce public", a-t-il dit. Il a néanmoins réitéré sa confiance en la croissance forte du secteur dans les années à venir.

par Aurore Lehmann, Infopresse

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Posted in Publicité tout court, Web 2.0

4 commentaires

  1. montreal social media

    hum… intéressant comme point de vue, je crois que ça réflète pourtant une méconnaissance et une non-volonté de ne pas vraiment comprendre les enjeux du marketing internet et de la publicité sur le web. j’ai une autre source qui vient d’une petite compagnie peu connue nommée IBM qui prédit totalement le contraire pour les années à venir :

    http://montrealsocialmedia.com/blog/2007/11/13/the-rise-of-social-media-marketing/

    le danger réel, quant à moi, demeure le fait d’investir dans la pub internet ou le marketing internet sans toutefois prendre le temps de bien connaître Internet

  2. Pierre-Antoine Fradet

    Je sais pas trop sur quels données se base Monsieur Levy pour faire une telle affirmation, mais voici une newsletter de l’IAB datant d’avril cette année qui donne aussi complètement un autre point de vue:

    http://www.iabcanada.com/newsletters/fr_070430.shtml

  3. Michel Leblanc

    C’est de la “bullshit” d’un gars qui protège son marché traditionnel. Ce qu’il craint réellement est de devoir travailler plus dur pour faire son fric. Son 15% de placement média télé sans faire l’effort de planifier lui-même la campagne car se sont souvent les médias eux-mêmes qui proposent les placements et l’agence qui remanie le tout pour le représenter aux clients. Ce sera difficile de faire des marges faciles sur le Web. C’est le copain Martin Ouellette dont l’avis à ce sujet risque d’être le plus éclairé…

  4. martin ouellette

    Ce que ce grand Guru du trad semble dire : les sites qui pensent faire le cash avec des bannières se trompent : il y a trop de sites, pas assez de clients qui font de la bannière.

    Il a raison. (Héhéhé; dieu que j’aime provoquer.) Les bannières seules ne peuvent pas justifier la valeur de ces sites. Il est possible que les agences +/- trad n’aient pas le flair, la vision ou les ressources pour occuper ces espaces. Donc, oui, si on se base sur ce seul critère, les sites sont surévalués et ça va re-buster.

    Mais (bien sûr il a un «mais»), la valeur d’un site ne doit pas s’évaluer sur des critères de média trad. Personnellement, je crois que tout va très bien, que des innovations se multiplient et que nombreux sites créent une valeur qui était inimaginable hier encore et qui justifie pleinement leur existence.

    Quelques exemples.

    Del.icio.us n’a pas de pubs, ne devraient jamais en avoir, a été acheté par Yahoo! La valeur de del.icio.us est dans le contenu qu’il génère. Ce site permet de taguer sans frais des millions de pages par des millions d’usager. Quelle arme contre Google. Enflure technologique ou vision?

    Youtube serait capable demain matin de mettre en onde (ce terme devient désuet) des émissions en s ebasant sur ce qui est populaire par marché. Il a le droit de rediffusion à la télé de qu’on y affiche. Création de valeur non publicitaire? Oui.

    Ce blogue (qui a déjà trop de pubs à mon goût) trouve sa pertinence et sa rentabilité ailleurs.

    Des raisons, il y en a des milliers. Bienvenue dans le «long tail» M. Levy.

    Comme on voit, le problème n’appartient pas aux sites. Il appartient aux agences qui ont de moins en moins de créneaux pour imposer leur discours.

    Oui les sites qui ne parlent pas d’automobiles et de voyages et qui dépendent de bannières pour créer de la valeur auront de la difficulté - surtout quand des trads disent que tout va mal.

    Heureusement, le Web est l’imagination sont vastes.

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