Kits médias mensongers
Mon intention dans ce billet n’est pas de faire du “name dropping”, mais plutôt de vous aviser de certaines pratiques plus ou moins kosher dans le milieu publicitaire.
En effet, certaines sites ou régies publicitaires s’amusent à trafiquer leurs données. Je ne parle pas de ceux qui embellissent la réalité (on le sait bien, toutes les radios sont #1 à Montréal), mais plutôt de ceux qui profitent de la naïveté ou du manque d’outil ou d’expertise de certains clients.
Généralement, on y trafique le nombre de visiteurs uniques des propriétés et conséquemment le nombre de pages vues et l’inventaire publicitaire disponible. Étrangement, après la signature du contrat, on nous dit que l’inventaire manque, qu’il faudra étendre la campagne sur quelques jours supplémentaires et on nous demande même de considérer quelques autres sites ou sections parmi l’ensemble de leurs propriétés.
Ne sautez pas aux conclusions, Internet n’est pas le seul médium à vivre ce type de pratiques. Cette situation se produit aussi dans les autres médias traditionnels, cependant les décideurs médias y sont plus familiers alors les occasions y sont peut-être plus rares.
QUELQUES CONSEILS
- Apprenez à douter
Surtout, ne gober pas tout ce qu’on vous dit - Outillez-vous
Certaines applications médias vous permettent de contre-vérifier la plupart des données avancées par les sites et régies Internet. De plus, d’autres applications permettent d’en faire autant pendant et après votre campagne Internet - Faites affaires avec des spécialistes dans le domaine
Que ce soit par des professionnels médias ou par des agences de publicité, la plupart d’entre eux possèdent les outils appropriés pour vous conseiller et déceler ces renseignements mensongers. - Demandez conseils
Certains professionnels média tel que moi sont activement impliqués dans des organisations comme le IAB (Internet Advertising Bureau) ou dans des blogues comme celui-ci. Osez leur demander conseils
Posted in Campagnes Web, Publicité tout court



July 17th, 2007 at 1:54 pm
Bonjour Yannick,
Je partage totalement ton avis.
Je pense qu’une des façons de rassurer les cyberconsommateurs serait que les professionnels du Web qui détiennent une accréditation professionnelle (Yahoo Ambassador,…) la mette de l’avant le plus souvent possible.
Ainsi, le cyberacheteur pourra dans certains cas, préqualifier les entreprises avec lesquelles il voudrait faire affaires.
Serge TCHAHA.
July 17th, 2007 at 4:11 pm
Allo!
Justement ce billet tombe bien je réfléchissait à ce problème assez généralisé en discutant avec d’autres planificateurs acheteurs Web ces derniers temps.
C’est assez “tanant” ces sous- livraisons quand tu as un budget Web bien précis à investir et que finalement les sites index à 75% de leurs livraison. Oui on peut étirer la campagne quelques jours mais ce n’est pas toujours possible dans le cadre de stratégies promotionnelles qui se terminent à un moment bien défini.
Après quelques campagnes et post mortems on peut se monter un historique et voir les habitudes de livraison et ensuite se faire notre propre version des Kits médias…
Elizabeth
July 27th, 2007 at 11:39 am
Billet intéressant. Bons conseils. Mais je cherche toujours le “name dropping” ?!
“Name Dropping is the practice of casually inserting the names of important people or institutions into a conversation in order to seem more important to the listener.”
http://en.wikipedia.org/wiki/Name-dropping
July 28th, 2007 at 8:11 am
Marc, l’intention de ce billet n’est justement pas de faire de name dropping.
Tu comprendras que les conséquences peuvent être importantes, surtout dans ma situation.
July 30th, 2007 at 10:38 am
Salut Yannick,
Je suis curieux de savoir si tu as pris en considération la saisonnalité qui peut parfois créer une telle situation?
July 30th, 2007 at 11:09 am
JP, ce n’est pas une question de saisonnalité, j’ai vérifié.